Les Défis et Solutions pour les Femmes dans la Profession Juridique à Genève

par | 2.02.2024

À Genève, comme dans de nombreuses régions du monde, les femmes sont de plus en plus nombreuses à étudier le droit, mais leur représentation en tant qu’associées dans les cabinets d’avocats reste faible. Cette disparité soulève des questions cruciales sur les obstacles et les solutions pour permettre aux femmes de poursuivre avec succès leur carrière juridique.

Selon Dandy Law, les défis rencontrés par les femmes dans la profession juridique sont nombreux et variés. Ils incluent le biais de genre et la discrimination, les difficultés de conciliation entre la vie professionnelle et personnelle, l’écart salarial entre hommes et femmes, et le manque de mentorat et de réseautage efficace. Ces facteurs contribuent à créer un environnement souvent difficile pour les femmes avocates, impactant leur confiance en soi, leur satisfaction professionnelle et leur progression de carrière.

L’American Bar Association souligne également les défis spécifiques aux femmes, notamment la nécessité de gérer les stéréotypes et les biais implicites. Les femmes sont souvent confrontées à ce que l’on appelle le « dilemme de Goldilocks », où elles sont jugées soit trop douces, soit trop dures pour être considérées comme des leaders efficaces. Cette dynamique complexe exige des femmes qu’elles prêtent une attention particulière à la gestion de leur impression et à leur communication verbale et non verbale.

En outre, AZ Big Media rapporte que le déséquilibre entre vie professionnelle et personnelle est l’un des principaux motifs de départ des femmes du secteur juridique. Plus de 80% des femmes avocates interrogées ont indiqué qu’un meilleur équilibre travail-vie personnelle les inciterait à quitter leur profession actuelle. En outre, le biais inconscient est un autre facteur clé qui pousse les femmes à quitter la profession juridique, car elles sont souvent confrontées à des attitudes et des comportements discriminatoires, même au sein de leurs propres cabinet.

Pour remédier à ces problèmes, il est essentiel d’adopter des politiques et des pratiques équitables qui favorisent l’égalité des sexes. Ceci inclut la création d’une culture de respect, la tolérance zéro pour toute forme de discrimination, et l’offre d’opportunités égales pour la croissance professionnelle. Des programmes de mentorat, des opportunités de parrainage, des critères de promotion transparents et des formations en leadership sont également cruciaux pour briser le plafond de verre et encourager les femmes à poursuivre des rôles de direction. C’est la raison pour laquelle le travail considérable de la Commission de l’égalité se doit de pouvoir disposer de tous les moyens nécessaires pour continuer d’apporter à notre Ordre des solutions concrètes à ce maux qui, j’en suis persuadé, peut être soigné. 

En tant que candidat au poste de Vice Bâtonnier, je m’engage ainsi à soutenir et à promouvoir des initiatives qui abordent ces défis. Je soutiens la mise en place de politiques de travail flexibles, l’amélioration des ressources de bien-être pour les femmes, et la création d’une culture inclusive dans les cabinets d’avocats. Il est essentiel de créer un environnement juridique où les femmes peuvent exceller professionnellement tout en équilibrant efficacement leur vie personnelle et professionnelle. Reconnaître et relever ces défis est crucial pour assurer une représentation équitable des femmes à tous les niveaux de la profession juridique.

Simon Ntah